Coloscopie : une arme essentielle pour détecter le cancer du côlon

Coloscopie : une arme essentielle pour détecter le cancer du côlon

La coloscopie est un examen mené pour détecter le cancer colorectal, principalement chez les personnes qui ne présentent aucun symptôme.

 

Qu’est-ce que le côlon?

Le côlon fait partie du système digestif et est également connu sous le nom de gros intestin. Le côlon extrait l’eau, les nutriments et certains électrolytes des aliments partiellement digérés. Les selles et déchets solides vont ensuite passer par le côlon, être stockées dans le rectum, puis éliminées par l’anus.

Le gros intestin mesure environ 1,5 mètre de long et s’étend de l’extrémité de l’intestin grêle à l’anus.

 

Qu’est-ce que le cancer du côlon?

Le cancer du côlon est un type de cancer qui se développe dans gros intestin et qui peut occuper une partie ou la totalité de celui-ci. Les tumeurs localisées dans cette zone se développent généralement sur des lésions précancéreuses. Cette tumeur est la quatrième tumeur la plus fréquente au monde en termes d’incidence et de mortalité.

Que sont les lésions précancéreuses ? Ce type de lésions est considéré comme des changements morphologiques cellulaires qui peuvent développer une tumeur maligne, ressemblant à une verrue. Par exemple:

  • Un polype : il s’agit d’une lésion dans le côlon qui est une croissance anormale (grosseur) dans le tissu qui tapisse l’intestin.

Maladies précancéreuses. Il existe différents types de maladies inflammatoires de l’intestin qui augmentent le risque de cancer du côlon, par exemple :

  • La maladie de Crohn
  • La colite ulcéreuse

  • La polypose adénomateuse familiale

En quoi consiste la coloscopie ?

La coloscopie est une procédure utilisée par un médecin pour observer l’intérieur du côlon et du rectum à l’aide d’un coloscope. Cet instrument présente un tube du diamètre d’un doigt, flexible et doté d’une caméra vidéo. Le coloscope est inséré par l’anus et passe du rectum au côlon. En outre, des instruments spéciaux peuvent être utilisés pour prélever des échantillons de biopsie ou à d’autres fins.

Avantages de la coloscopie

La coloscopie est un outil de dépistage, de diagnostic et de traitement. Il permet de détecter une lésion qui pourrait éventuellement dégénérer en cancer et d’anticiper les symptômes.  En présence d’une lésion précancéreuse, c’est-à-dire d’un polype, on peut la traiter par polypectomie.

La polypectomie est un crochet qui est utilisé avec le coloscope pour couper ou accrocher un polype et cautériser la zone.

La Société espagnole d’oncologie médicale (SEOM) estime que la coloscopie peut réduire l’incidence du cancer du côlon de 50 à 70 % et sa mortalité de 50 %.

Quand la coloscopie est-elle conseillée ?

 

La SEOM recommande de passer une coloscopie et d’autres examens, comme la recherche de sang occulte dans les selles, en fonction des facteurs de risque :

 

  • Risque faible: les moins de 50 ans sans antécédents familiaux ou personnels de cancer du côlon, de polypes ou de maladies inflammatoires de l’intestin.

 

  • Risque modéré: les plus de 50 ans sans antécédents familiaux.

 

  • Risque élevé: les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels de polypes (ou adénomes), de cancer du côlon ou de maladies inflammatoires de l’intestin.

Étapes et processus de l’examen:

 

  • Préparation à la maison: trois jours avant l’examen, vous devez suivre un régime sans fibres. Un jour avant l’examen, vous devez suivre un régime exclusivement liquide et prendre les médicaments prescrits par le spécialiste. Six heures avant l’examen, vous devez être à jeun et ne pas boire, fumer ou mâcher de chewing-gum.

 

  • Préparation à l’hôpital : selon la personne, un sédatif peut être administré ou une anesthésie pratiquée.

 

 

  • Déroulement de l’examen : le patient doit rester allongé sur le côté, les genoux levés. Une fois en position, le coloscope, lubrifié avec un gel, est inséré dans le rectum jusqu’à atteindre le côlon. Le processus dure généralement une heure.

 

  • Rétablissement : disparition des effets du sédatif ou de l’anesthésie. Les coloscopies sont généralement sûres et le risque de complication est faible. Le patient restera en observation pendant environ une heure, le temps que les effets de la sédation ou de l’anesthésie se dissipent. En fonction de la situation de chaque patient, le médecin décidera de la prochaine étape à partir de ce point.

Après l’examen

Effets secondaires les plus fréquents de la coloscopie :

  • Saignement anal. Ce saignement est normal si des lésions ont été traitées ou si des biopsies ont été réalisées pendant l’examen.
  • Douleurs abdominales dues aux gaz. En effet, l’appareil utilise de l’air comprimé qui peut rester coincé lors du retrait du coloscope.

Résultat de l’examen

En général, le patient est informé des résultats de l’examen quelques jours plus tard et son médecin lui donne rendez-vous pour les lui expliquer en personne. On peut les résumer de la manière suivante :

 

  • Négatif: le médecin n’a trouvé aucune anomalie dans le côlon. En fonction de vos facteurs de risque, il est recommandé de passer une coloscopie dans :
    • 10 ans, si vous ne présentez aucun facteur de risque autre que l’âge
    • 5 ans, si des polypes ont été diagnostiqués lors de coloscopies précédentes
    • 1 an, si l’examen n’a pas pu être réalisé correctement
  • Positif: des anomalies ont été trouvées dans le côlon. Celles-ci peuvent avoir été traitées pendant l’examen ou, si elles n’ont pas pu être traitées, des échantillons ou des biopsies seront prélevés pour être étudiés.
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